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Dans les ruelles d'Espargos au petit-matin
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Après l'école, où on apprend l'histoire, la géographie et sans doute aussi l'économie, on aide la famille.
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Ici, ce n'est pas le paradis, ce n'est pas l'enfer non plus. Nous ne partirons pas, nos racines sont là.
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Au commencement, personne ne vivait ici. A part chiens, chats et quelques souris, les autres mammifères sont absents de cette terre.
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Au coin d'une rue nous jouons à la bisca (jeu de carte d'origine portugaise).
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D'aussi loin que l'on vienne, aussi loin que l'on aille, une petite voix vous fredonne timidement "Reviens nous voir bientôt."
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Avec des ancêtres portugais, les petits cap verdiens ont des prédispositions à se passionner pour le football.
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Au voyageur de passage, on ne demande pas "d'où tu viens?" on s'interroge surtout "Porto ou Benfica?"
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Une petite musique me trotte dans la tête. C'est celle des gens enracinés ici malgré les sécheresses, malgré les éléments. Elle vous invite à rester.
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A vous qui ont vu vos parents partir pour très loin, je me souviens de votre pouce levé "Tudo é fixe!" (tout va bien).
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